Comment les cotes évoluent

Sep 7, 2019

Vous avez remarqué que les cotes évoluent sans cesse après leur première publication. Quand évoluent-elles ? Pourquoi ces évolutions se produisent-elles ? Comment peut-on les analyser… voire s’en servir pour améliorer ses analyses d’avant pari ?

Qu’est-ce qu’une évolution de cote ?

C’est un changement à la hausse ou à la baisse d’une cote. Des changements se produisent presque toujours, et ce chez tous les bookmakers.

On le sait, les cotes sont créées à partir de nombreux éléments : données statistiques, intervention humaine, contraintes financières. Elles sont généralement publiées après la dernière rencontre engageant l’une des équipes qui vont se rencontrer.

Partant de cette base, les bookmakers peuvent les ajuster pour tenir compte de nouvelles données telles que les absents de dernière minute ou à l’inverse le retour d’un joueur.

Le cas du meilleur joueur absent

Imaginons que le meilleur joueur de l’équipe A se blesse deux jours avant le match (mon exemple est valable que l’équipe A soit favorite ou non). On peut logiquement estimer que l’équipe sera moins forte. Elle aura donc moins de chances de gagner le match. Dans ce genre de cas, les bookmakers monteront la cote de l’équipe A gagnante (par exemple de 1,30 à 1,35 si A est favori, ou de 4,50 à 4,70 si A est challenger). Conséquence : la cote de l’équipe B gagnante baissera. Ça ne veut en aucun cas dire que l’équipe A n’a plus aucune chance de gagner, juste un peu moins.

À mon avis ce facteur est plus important pour une équipe qui dispose d’une grosse star que pour une équipe plus homogène, soit homogène parce qu’elle n’a pas de star, soit homogène parce qu’elle est composée de stars.

Autres facteurs, les choix de l’entraîneur

Vous vous doutez bien que si l’entraîneur choisit de ne pas aligner ses meilleurs joueurs, son équipe aura, de fait, moins de chances de remporter le match. Les bookmakers augmenteront donc la cote de cette équipe. Cette donnée n’est connue que très tardivement, parfois quelques heures avant le coup d’envoi.

De même la tactique, le plan de jeu choisis par l’entraîneur peuvent faire varier plusieurs cotes.

Imaginons que l’entraîneur de l’équipe B challenger choisisse de travailler avec plus de défenseurs et plus bas qu’à son habitude dans le but de fermer le jeu et d’encaisser moins de buts, voire aucun.

Dans ce cas : la cote du favori A pourra légèrement augmenter, celle du match nul baissera, de même les cotes liées au nombre de buts seront impactées car si le jeu est plus fermé, il risque d’y avoir moins de buts dans la rencontre.

Même la météo joue sur les cotes !

Même la météo peut avoir une incidence sur la qualité des équipes les plus techniques, ou dans le cas de rencontres internationales. Une équipe méditerranéenne qui va jouer en Scandinavie par un mois d’octobre bien froid va se trouver frigorifiée. L’inverse est tout aussi perturbant.

Les supporters, autre cause possible de variation des cotes

Avoir son public avec soi est un avantage non négligeable. En cas de grève des supporters ou en hypothèse extrême, en cas de huis clos, le match pourra être impacté, particulièrement pour l’équipe à domicile.

Problème également pour l’équipe qui reçoit si le match doit avoir lieu loin de chez elle. Par exemple quand son stade est en réparation. On peut avoir plusieurs matchs qui se tiennent en principe « à domicile » mais déplacés à une centaine de kilomètres de la base. Les supporters ne font pas tous le voyage à chaque match. On l’a vu avec Lens qui a joué seize matchs de la saison 2015-2016 à Amiens.

Par ailleurs, les bookmakers doivent veiller à leur équilibre financier

Pour l’établissement initial d’une cote, les books se réfèrent au niveau habituel des mises pour chaque type de match et pour chaque équipe.

Mais si la mise d’un seul et unique parieur est beaucoup plus élevée que ce qui est attendu, cette mise risque de déséquilibrer les comptes du bookmaker, surtout sur un match peu parié.

Pour contrer ce risque, il va diminuer la cote correspondant à ce pari, pour que les parieurs suivants puissent gagner moins. Encore plus si ce sont plusieurs parieurs qui font un même pari.

Exemple : si vous placez, chez un bookmaker français, 10000 euros sur l’issue de la rencontre FC Dunav Rus vs Etar 1924 Veliko Tarnovo*, il y a fort à parier [sic] que les cotes vont changer peu de temps après que vous ayez validé votre pari. Par contre, sur un Real-Barça, les mises sont tellement importantes que vos 10000 euros passeront inaperçus.

De même, si toute une ville, après une bonne campagne de communication, se prend d’amour pour l’équipe locale et se met à miser sur elle, ses cotes vont changer.

Par contre, si toute une ville se met à faire un même pari de façon étrange, inhabituelle, sans cause claire, ça veut sûrement dire que le match est truqué. Le pari sera purement et simplement annulé. Et les mises remboursées.

* FC Dunav Rus et Etar 1924 Veliko Tarnovo : deux équipes aussi respectables que les autres, mais le championnat bulgare (où elles ont fini respectivement 12e et 13e, sur 14) est peu parié en France. Une grosse mise bouleverse le plan du bookmaker qui a pris le pari, et par ricochet celui de ses concurrents.

Dernier point, et pas des moindres, les déclarations des joueurs et des entraîneurs

Comment interpréter les propos d’un entraîneur qui affiche clairement son manque d’ambition pour le prochain match ? Est-ce la réalité ou une ruse pour créer un manque de concentration chez l’adversaire ? Décrypter les motivations sportives comme financières de ces propos est un élément important mais pas suffisant.

Certains accordent beaucoup de poids aux déclarations des entraîneurs, voire des joueurs. Pour ma part j’y vois surtout beaucoup d’intox. D’autant que ce sont toujours des propos de communication, des propos publics, des propos « officiels » en quelque sorte, pas des propos recueillis en pleine séance de briefing entre l’entraîneur et ses joueurs.

Un bon entraîneur dit ce qu’il faut dire, au moment où il faut le dire, en fonction de ses objectifs. Pas forcément ce qu’il pense.

Et même si l’entraîneur dit ce qu’il pense vraiment, l’impact sur ses joueurs n’est pas certifié. Certains entraîneurs ont une aura, un fort impact sur leurs joueurs. D’autres non. Si un entraîneur a perdu sa crédibilité auprès de ses joueurs, il pourra crier sur les tons « aujourd’hui on se bouge le cul, tas de nullards », il risque surtout la catastrophe. Un entraîneur adulé n’aura qu’à suggérer qu’on en mette un coup pour obtenir un excellent résultat.

Impossible de faire le tri entre le vrai et le faux. Il est arrivé plusieurs fois qu’un entraîneur affiche une très grande sérénité, une grande ambition, en disant : « on va jouer, on va aller vers l’avant, on n’a pas peur de cette équipe… » Et au moment du match, on trouve une surface de réparation transformée en parking à bus, avec onze défenseurs.

Pour le parieur, mieux vaut se faire une idée de la façon dont va se dérouler le match avant d’entendre les déclarations des entraîneurs et de joueurs.

Pour moi, toutes ces conférences de presse, tous ces propos plus ou moins officiels plus ou moins confidentiels d’avant match sont surtout là pour faire le buzz, pour faire parler du match, pour faire de la recette. Au sens financier du terme.

Ils peuvent avoir une influence sur la cote, mais surtout indirecte quand tout le monde gobe ce qui est dit en conférence de presse ou dans des « confidences » très publiques.

Que faire de l’évolution des cotes ?

Les cotes varient naturellement en fonction de nombreux critères dont on a pas toujours connaissance. Il faut tenir compte de ces évolutions, sans sur-interpréter.

Premier cas. Une cote qui vous paraissait anormalement faible remonte tranquillement pour atteindre un niveau qui vous semble plus juste : c’est plutôt bon signe (et aussi que vous aviez bien anticipé). Si vous avez pris un pari (ce qu’il ne faut pourtant pas faire), vous risquez surtout un bénéfice moindre que ce qui aurait été possible en attendant un peu. Ce n’est surtout pas une raison pour faire un second pari (ne jamais dépasser la somme que l’on s’est fixée). Et si vous n’avez pas encore pris de pari, eh bien, vous avez encore tout le temps d’en poser un.

Cas contraire. La cote qui vous semblait trop haute :

– soit vous étiez dans le vrai, elle descend et vous avez eu raison de prendre un pari avant qu’elle ne baisse (mais après avoir revérifié sérieusement votre analyse !),

– soit elle continue de monter, et vous pouvez être fier de ne pas avoir cédé à la tentation. N’oubliez pas qu’un pari sur lequel on n’a posé… aucun euro, ce pari-là n’est JAMAIS perdant !

Faites votre analyse, travaillez à partir de vos connaissances (ou des miennes : je justifie toujours mes pronostics) et ne vous emballez surtout pas dès qu’une cote monte un peu ou descend un peu.

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